Elisabeth Pochon Députée de la 8è circonscription de la Seine-Saint-Denis (Rosny-sous-bois, Villemomble, Gagny)

Tour d’Europe : l’Espagne croit encore en l’Europe

Mise en marge sous le régime franquiste, jusqu’en 1975, l’Espagne est entrée dans l’Union Européenne en 1986. Une étape décisive, qui a permis la modernisation économique du pays. L’Espagne a bénéficié de 300 milliards d’euros de subventions européennes, principalement pour l’agriculture et des infrastructures comme le TGV.
Aujourd’hui, le pays est en difficulté, avec 26% de la population active au chômage, et une dette de 96,8 % du Produit Intérieur Brut (PIB). Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, inspiré lui-même par les dirigeants conservateur à Bruxelles, impose une cure d’austérité sans précédent.

Et pourtant, les Espagnols ne sont pas rancuniers envers l’Europe. Selon un sondage espagnol du 8 mai, 58,3% sont toujours « plutôt, assez ou très favorables à l’Union Européenne ». 43,1% des personnes interrogées estiment que l’entrée dans l’UE a "plutôt bénéficié" à l’Espagne.

Malgré les difficultés qu’ils connaissent, les Espagnols se sentent fiers d’être européens.

La tête de liste du parti socialiste espagnol (PSOE), Elena Valenciano, a demandé aux Espagnols de voter contre l’ « Europe de la troïka » et de « l’injustice sociale », tout en fustigeant la politique suivie par le gouvernement de Mariano Rajoy durant ces trois dernières années. Son objectif est de recréer « une Europe de la solidarité, de la cohésion, de la dignité du travail et de la justice sociale ».
Le dernier sondage indiquait que le PSOE récolterait 31% des voix, soit 18 à 19 sièges de députés européens. Le parti conservateur (33,7%) possède une courte avance. Mais la tendance pourrait s’inverser d’ici le 25 mai.